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L’Aurore du Tréfonds. La naissance spirituelle de Swamiji

Film long-métrage sur la vie du moine bénédictin Henri Le Saux, réalisé par Fabrice Blée

61 minutes, 2016

Ce film documentaire explore la vie et le cheminement spirituel d’Henri Le Saux, moine bénédictin qui ressent l’appel de l’Inde après plusieurs années de vie monastique à l’Abbaye Sainte-Anne de Kergonan. La grande qualité du film tient à ce qu’il permet de s’ouvrir en vérité et profondeur à l’expérience intérieure vers l’Eveil de ce moine en quête d’absolu ; une expérience en résonance avec Ramana Maharshi, l’une des plus grandes figures spirituelles de l’Inde et de l’Advaïta Vedanta.

D'une rare beauté esthétique, les images nous introduisent au cœur de l'expérience spirituelle d'Henri Le Saux, expérience de l'appel au-dedans, de la plénitude du silence qui l'a saisi au sein de la Montagne sacrée Arunâchala. Elles orientent le regard vers l'essentiel qui demeure au-delà des signes et des apparences, suggérant avec subtilité le mystère de la présence de Dieu dans le monde.

Tout au long du film la voix du narrateur nous plonge dans divers textes spirituels de Dom Le Saux, dont elle fait résonner chaque mot en profondeur. Ces textes d’une grande densité (notamment Souvenirs d’Arunâchala) évoquent les méandres de la quête spirituelle du moine breton, sa soif de « s’abreuver à la Source, de vivre la proximité d’un Dieu au-delà de toute catégorie, défiant tout raisonnement » ...

L’Aurore du Tréfonds est un hymne saisissant à la soif de l'Absolu inscrite dans les profondeurs de l'homme, un appel au dialogue entre les religions, la quête d’une fraternité universelle qui passe par la voie de l’intériorité ; à découvrir et à faire découvrir, absolument !

Des témoignages à retrouver sur le site du film http://www.solarsproductions.com

Par Jean-Gabriel Gelineau, OSB, Abbaye Sainte-Anne de Kergonan :

« C’est la voix du narrateur qui est le plus prenant ; elle fait bien l’unité du début à la fin pour faire entrer dans ce mystère vécu par ce moine en quête d’absolu. La musique et la sonorité sont belles. J’ai admiré le fondu des images, et surtout l’harmonieuse adaptation des images aux paroles ; c’est un enchantement de voir figurées à la vue les réalités figurées par les mots, à de nombreuses reprises. C’est comme si le photographe était là au bon moment pour saisir sur le vif ce que Le Saux a vécu. »